Plus ça change…
Guérir du perfectionnisme, est-ce une utopie?
Je me rends compte qu’on peut lâcher prise sur certains détails, sa vie, dans son travail. On peut apprendre à faire confiance aux autres et à leur déléguer une précieuse partie de ce qu’on voudrait contrôler…
Mais on se rend compte un jour ou l’autre que le contrôle sur ces détails n’était qu’un effet secondaire. On peut donc apprendre à le soulager, mais on n’a pas encore atteint la source du malaise!
C’est ce que j’ai fait. J’ai pensé qu’en apprenant à déléguer, à lâcher prise, je serais guérie. Et non…
Car en délégant, plutôt que de me départir d’une charge, j’ai pu en prendre plus! Et flatter le mythe de la Super Woman, celle qui réussit, que rien n’arrête, qui impressionne.
Le mythe, ce n’est pas tant ce que les autres en disent, mais ce que j’imagine qu’ils pourraient en dire. Les attentes que j’imagine qu’ils pourraient avoir envers cette image gonflée que j’ai entretenue.
Décidément, le perfectionnisme, c’est plus compliqué que ça en a l’air.