Pas si parfaite

29 février 2008 at 10:15 (Témoignage)

Bâcler est un exploit… surtout au travail. Mais dans ma petite vie ordinaire, c’est parfois tout le contraire!

Je déteste le ménage. J’ignore la poussière, je laisse trainer mes trucs partout. Mon bureau est bordélique, mes vêtements sont par terre dans ma chambre et mes magazines s’empilent dans le salon, sur la table de cuisine, sur la table de chevet… Je reçois en moyenne 2 magazines par semaine et je ne les ai pas classés depuis le temps des fêtes!

Je ne suis pas très ponctuelle. J’ai beaucoup de mal à quitter la maison à temps. J’oublie toujours un petit quelque chose, je décide de faire ceci ou cela avant de partir, j’oublie l’heure, je sous-estime le temps que ça prendra pour me rendre… Bon, je n’arrive pas une heure en retard, quand même, mais prévoyez plus ou moins 10 minutes de retard pour le rendez-vous… et des fois un peu plus.

Je me donne à fond dans ce que je fais. Mais encore faut-il que je me décide à le faire. Je n’ai aucune discipline. J’ai du mal par exemple à avoir une routine, si petite soit-elle. Faire un entrainement. Me lever toujours à la même heure. Respecter une prescription. Manger à heures fixes. Travailler à des heures normales. Reprendre le travail après une pause…

En fait, c’est tout ou rien! C’est peut-être ma façon de trouver un équilibre…

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Remettre à plus tard, raisonnablement

28 février 2008 at 11:22 (En passant...)

Ce matin, je me suis réveillée avec une migraine. Je suis débordée et je devrais envoyer le bulletin d’un client vers midi.

Incapable de me concentrer pour terminer ce travail à temps, j’ai mis mon orgueil de côté et j’ai simplement signifié à mon client qu’il y aurait un retard. Sans me mettre de pression de plus. Ce sera prêt quand je serai en mesure de faire le travail. Personne ne mourra de recevoir le bulletin bimensuel une journée en retard, n’est-ce pas?

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L’obsession de faire de son mieux

27 février 2008 at 9:31 (Témoignage)

Pourquoi toujours en donner un peu plus, soigner un dernier détail, porter une attention particulière aux autres? Pour ne pas recevoir de reproches. C’est évident…

Logique : si je ne fais pas de mon mieux, on n’aimera pas ce que j’ai fait, on me fera des reproches, ces reproches me blesseront et je regretterai de ne pas avoir fait mieux. Je ressasserai ce que j’aurais dû faire durant des jours. Donc, mieux vaut en faire un peu plus et être sûre de ne pas recevoir de reproches.

Même si parfois, en faire plus, c’est aussi en faire trop.

Êtes-vous comme ça aussi ou c’est juste moi?

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Les visages des perfectionnistes

26 février 2008 at 2:55 (Témoignage)

Suite à mon dernier billet, j’ai reçu deux témoignages que vous pouvez retrouver dans les commentaires mais que je souhaite vous présenter plus directement!

*****

Je suis une perfectionniste sur plusieurs autres aspects de ma vie par contre.

Une des mes principales caractéristiques se traduit par la PEUR… peur de ne pas être à la hauteur, peur de l’échec, peur de l’imperfection, peur d’être une imposteuse face à tous ceux qui me croient talentueuse… d’où mon habitude de lever les yeux chaque fois qu’on me fait un compliment, argumenter pour prouver le contraire et ou me dévaloriser à tout moment pensant être honnête en dévoilant “ma véritable” identité d’imparfaite.

Ainsi je remarque qu’à craindre le pire, j’attire le pire ou pire, je repousse ce que je souhaite. Concrètement, je visualise l’échec (ou l’imperfection) davantage que la réussite (ou la satisfaction d’avoir au moins essayé) et je l’ancre dans mon cerveau de telle sorte qu’une tâche passablement facile, se transforme en une lutte intérieure épuisante.

Ce n’est pas étonnant que de mes rencontres avec la psychologue, les mots “obsessive” et “angoissée” soient ressortis comme une évidence… j’en parlais avec mes amies et elles me regardaient avec un air moqueur du genre : “Ça t’a pris X$ de psychologue pour t’en rendre compte???”

Je ne dirais pas ça, je pense que ce sont justement ces deux mots qui m’y ont poussée car je sens que ca me nuit et je cherche les outils pour m’en sortir et (étonnamment) je crois que je vais y arriver.

Donc pour 2008, bien plus que les actes, il faut que je travaille la pensée positive, l’optimisme et la confiance en moi… tout ca dans ma tête, car malheureusement, je pourrais remuer ciel et terre, si je n’apprends pas à croire en ma valeur, je ne serai jamais satisfaite.

*****

Bonjour c’est moi *Mère Parfaite*

J’ai le sens de l’auto-dérision et je peux déjà dire que j’ai SÉRIEUSEMENT besoin de lâcher prise.

J’ai choisi de ne pas me conformer aux modèles et de devenir maman à la maison…Et malgré tout, je m’impose un stress comparable à ceux que vivent les femmes au boulot. Oui oui, c’est possible…Il suffit de vouloir être une mère parfaite!

Fière représentante des troubles anxieux, je roule ma bosse de puis un an entre thérapie, médication, succès et rechutes. Je vis tout cela sans tabous parce que je sais que je ne suis pas seule.

Je vous raconterai (en humour) ma crise de la semaine dernière concernant ma fille et l’école. Pathétique et hilarant!!!!

 

Au plaisir de jaser avec vous!

*****

Je commence à me sentir moins seule sur ce blog! Car c’est bien beau témoigner, mais c’est beaucoup plus agréable quand c’est mutuel! L’exhibitionnisme a ses limites… :o )

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Au pluriel

25 février 2008 at 1:18 (En passant...)

Si vous relisez attentivement le titre de ce blog, vous remarquerez qu’il est pluriel. Jusqu’à présent, il a été plutôt singulier. Pourtant, vous êtes là, à lire ces bouts de réflexion, ces anecdotes, à vous y reconnaître peut-être?

Pour devenir un collaborateur des P.A., raconter vos anecdotes et partager votre exaspération… demandez simplement une invitation à:

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Vous pouvez aussi commenter les billets publiés sans être collaborateur, ou envoyer vos billets à l’adresse ci-dessus.

Je ne suis sûrement pas l’unique perfectionniste qui ose la thérapie 2.0!? Aurez-vous l’audace de l’autodérision? Êtes-vous prêts à admettre être exagérément pointilleux?

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Critiques traduites par un Babel fish fou

25 février 2008 at 11:07 (Témoignage)

Critique constructive. Voilà bien un concept dérangeant pour une personne comme moi. Une critique, ça veut dire que quelque chose n’est pas adéquat. Et ça, ça fait mal.

Vous connaissez le concept du « poisson Babel » (Babel fish) que Douglas Adams a inventé? Dans le Guide du voyageur galactique (The Hitch Hiker’s Guide to the Galaxy), Adams présente un petit poisson qui a la capacité de traduire toutes les langues. Vous le glissez dans votre oreille et soudainement vous avez la capacité de comprendre ce que les gens disent dans des dialectes obscurs du fond de la galaxie…

Disons-le ainsi : mon poisson Babel est complètement parano. C’est un adepte des théories de conspiration, il croit aussi qu’Elvis est encore vivant.

Parfois, ce poisson fait du zèle. Et même si le message qui m’est envoyé est en français, il traduit. Ça fait une interférence étrange.

Par exemple, une personne me demande : « Pourquoi n’as-tu pas inclus la référence à tel article dans ce texte? » et le poisson, pris d’un frisson, m’envoit : « Tu as fait un mauvais choix dans ton argumentaire et sans cette référence, ça ne vaut rien! »

Coup de fouet! Comment ça ne vaut rien? J’ai travaillé comme une déchaînée sur ce texte! Non, mais… il y en a qui ont du culot!

Et comme le poisson Babel passe directement sur les ondes cérébrales pour faire sa traduction, je n’ai aucun moyen de savoir quand c’est une traduction libre et quand c’est le message original… Pas commode!

J’ai essayé de le virer, mais il est malin et manipulateur. Et terriblement peureux de se retrouver hors de mon oreille. Le monde extérieur est dangereux, voyez-vous, pour un petit poisson parano.

J’ai réussi à le calmer. Il dort la plupart du temps puisque je n’ai pas tellement de dialectes à décrypter. Mais de temps en temps, il a un soubresaut.

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En guerre avec Miss Perfection 2008

22 février 2008 at 11:23 (En passant...)

J’ai commencé ce blog cette semaine. Mon objectif n’était pas de m’analyser, je le fais déjà assez. Mais des perfectionnistes, anonymes ou non, il y en a tout plein. Et, sans le prendre sur moi, j’aimerais qu’ils comprennent qu’on les aime imparfaits.

Aussi, j’essaie de rire un peu de moi-même! De voir tous ces petits riens avec lesquels je m’en fais inutilement. Vous savez, quand on est vraiment amoureux, les petits travers de notre amour nous attendrissent… J’essaie de trouver les miens attendrissants aussi. Sans être narcissique, quand même! Mais plutôt que de me détester pour ces défauts de perfectionniste, je veux les remarquer et en rire.

Qui sait, peut-être que d’autres maniaques du détail se reconnaîtront dans mes billets et se diront : « Ouais, franchement, je devrais relaxer un peu! »

Et mieux encore, peut-être qu’un autre perfectionniste anonyme m’écrira et me racontera d’où lui vient cette obsession de la perfection, ou ce qui le rend fou dans un monde imparfait…

Réconfort

Je me suis promenée dans la blogosphère cette semaine à la recherche de mes semblables. J’ai semé quelques commentaires suivant ma logique décrite plus haut [Si vous saviez la tournure de phrase parfaite que j’ai voulu mettre ici! Je me suis ravisée!].

Ce matin, je suis retournée sur le blog de Jue-Ly et j’ai vu que j’avais touché quelqu’un. J’espère de tout cœur que Jue-Ly se sentira la bienvenue aux perfectionnistes anonymes et y trouvera un certain réconfort. Peut-être que ça lui fera du bien, juste de savoir qu’elle n’est pas seule à vivre les angoisses de performer, contrôler, bien paraître, être un modèle, être à l’écoute des autres… et toutes les exigences pour entrer dans le concours de Miss Perfection 2008.

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Vite fait, bien fait?

21 février 2008 at 3:38 (En passant...)

Les e-mails… Belle invention. Très pratique. Vous avez remarqué comment la plupart des gens envoient des e-mails sans se relire, sans trop réfléchir même…

J’adorerais être capable d’envoyer une petite note à mon copain ou à ma sœur sans vérifier l’orthographe et la mise en page… Pas capable.

Même dans la plus informelle de mes communications, je fais des phrases complètes, des paragraphes bien divisés, une mise en page impeccable…

Le temps que je perds, je vous dis même pas!

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L’imparfait et le subjectif

20 février 2008 at 6:19 (Témoignage)

Avant de quitter la maison, je vérifie que l’image que je projette est exactement celle que je souhaite. J’ai choisi les couleurs de mon maquillage pour n’être ni trop sévère, ni trop légère, mes vêtements pour avoir l’air professionnelle mais pas coincée.

Sur mon chemin, je vérifie la réaction des gens. J’étudie leur regard. J’interprète leurs signes. J’ai sûrement tout faux, mais je ne peux m’empêcher d’entendre leurs pensées. Il ne me vient même pas à l’esprit que peut-être ils ne m’ont pas vue, ou pire, qu’ils ne pensent absolument rien de moi…

Quand je rencontre des gens – amis, clients, collaborateurs –, je ne dois jamais être prise en défaut. Je dois avoir réponse à tout. Je dois les épater, les amuser, les informer, les charmer…

Si je fais une erreur (même un petit lapsus), elle tournera dans ma tête longtemps. Je me demanderai de quoi j’ai eu l’air, ce que j’aurais pu répondre, ce qu’on peut bien penser de moi maintenant.

Ainsi, une simple soirée demande tant de contrôle, de maîtrise de moi, tout est si réfléchi que la rigidité devient invivable! Du plaisir? Un peu, mais avec un sourire étudié, un éclat de rire mesuré…

Sans exagérer, c’est le portrait de moi il y a quelques temps… l’imparfait était inimaginable, même si la perfection demeurait subjective.

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Des victoires sur les petits riens

19 février 2008 at 3:30 (Trucs, Témoignage)

Si vous saviez comme ça fait du bien! Hier, de retour d’un voyage d’affaires, je n’ai pas répondu à mes courriels. Je n’ai pas retourné mes appels. En fait, je n’ai pas touché à mon travail! Qui aurait cru cela possible venant de celle qui fait passer les autres en priorité ultime?

J’ai frappé mon mur en 2005. J’avais 30 ans. En pleine gueule. D’un coup (et après plusieurs mois de signes ignorés), ce fut le grand vide. Sur mon écran s’affichait une file de caractères qui ne me disaient plus rien.

En repos forcé, j’en étais rendue à faire des crises d’angoisse si je n’arrivais pas à placer les pièces d’un casse-tête.

Vous dire comment j’ai travaillé fort avec mon psy. Encore aujourd’hui, j’ouvre des portes que je croyais verrouillées à jamais.

Je me croyais bien seule dans cette situation. Mais à mesure que j’ose en parler, je trouve des gens qui ont souffert tout autant que moi. Je pousse un grand soupire de soulagement chaque fois qu’une personne me dit que pour elle aussi bâcler est un exploit et que cela lui rend la vie difficile.

C’est pour cette raison que j’ai pensé lancer les PA.

Je brise donc la glace en vous citant quelques unes de mes petites victoires :

- J’évite de mettre un cadran les matins où je n’ai rien d’urgent.

- Quand je n’ai pas envie de parler, je ne réponds pas au téléphone.

- Après une journée de travail, les dossiers ne quittent pas le bureau. Et j’évite d’en parler le soir.

- Quand je suis malade, je prends congé.

- Quand une échéance ne pourrait être respectée qu’à condition que j’y passe la nuit, j’en avise mon client et nous cherchons des solutions. Elles sont souvent bien plus simples que ce qu’il me semblait et plus facilement acceptées que ce que je m’imaginais.

- Je ne mange pas au bureau. Mais je mange! Je prends des pauses pour les repas, quoi!

À vous maintenant de partager! Et merci d’inviter tous les perfectionnistes de votre entourage à participer à cette thérapie 2.0!

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